StephanieS ·
6 septembre 2026 · 3 min de lectureSeptember 6, 2026 · 3 min read
Pourquoi je serai à l'IFTM cette année
Du 15 au 17 septembre, tout le tourisme mondial se donne rendez-vous Porte de Versailles. Voici ce que j'y cherche.
Il y a une chose que je n'ai comprise que tard : on ne visite pas un continent qu'on ne peut pas réserver.
Enfant, je ne suis jamais allée visiter le pays de mes parents autrement qu'en allant chez la famille. On disait « on descend au pays ». On ne préparait pas d'itinéraire, on ne choisissait pas de villes, on ne réservait pas d'hôtel. Et le jour où les grands-parents ne sont plus là, la destination ne disparaît pas elle perd simplement sa raison d'être.
C'est de cet écart qu'est né Eydenn. Et c'est pour cet écart que je serai à l'IFTM cette semaine.
Ce qui s'y joue
L'IFTM, c'est la 48ᵉ édition du seul salon professionnel français entièrement consacré au tourisme. Trois jours, 1 700 marques, environ 200 destinations, plus de 30 000 professionnels. Le thème retenu cette année est « la valeur du voyage » : non plus seulement montrer des destinations, mais démontrer ce que le tourisme produit concrètement pour les territoires.
L'Afrique y a sa zone, annoncée étoffée cette année, avec de nouvelles destinations dont la Côte d'Ivoire. La Convention Afrique tient sa troisième édition, mercredi et jeudi.
Sur le papier, tout va bien. Le continent est là, il se montre, il se raconte.
Ce que je vais y chercher
Une question, surtout. Les destinations africaines exposent. Les acheteurs, eux, sont très majoritairement européens.
C'est exactement le sujet que nous traitons dans le numéro de septembre, à propos de la culture et du capital : produire ne suffit pas si l'on ne maîtrise pas les canaux de diffusion. Un film qui ne trouve pas de circuit ne rencontre pas son public. Une destination qui ne trouve pas de plateforme ne reçoit pas de voyageurs.
Le tourisme obéit à la même règle. On peut avoir les plus beaux établissements du continent et beaucoup sont remarquables et rester invisible en ligne, ou noyé dans des plateformes qui ne connaissent ni les villes, ni les saisons, ni les codes.
Un salon comme l'IFTM rend cette mécanique visible. On y voit qui expose et qui achète. Qui présente son offre et qui décide de la vendre.
Pourquoi y aller
Parce que les décisions se prennent dans les allées, pas dans les communiqués. Parce qu'un office de tourisme, un réceptif, un groupe hôtelier se rencontrent mieux en trois jours qu'en trois mois de courriels. Et parce que la classe moyenne africaine voyage de plus en plus, sur son propre continent, ce qui déplace lentement le centre de gravité du secteur.
L'avenir du tourisme africain ne se jouera pas seulement sur la qualité de l'accueil. Il se jouera sur la question de savoir qui possède la porte d'entrée.
C'est ce que je vais regarder cette semaine. Je vous raconterai.
StephanieS
Sources
IFTM official website : 48th edition, 15–17 September 2026, Paris Expo Porte de Versailles, Hall 1 IFTM press room : Africa Convention, third edition; Africa zone exhibitors Voyages d'Affaires : 2026 edition targets, expanded Africa and Europe zones La Revue des Hôtels : practical information, 2026 programme and new formats
Why I'll Be at IFTM This Week
From 15 to 17 September, the global travel industry gathers at Porte de Versailles in Paris. Here is what I am going there to find.
There is one thing I only understood late: you don't visit a continent you can't book.
As a child, I never went to my parents' country as a traveller. I went to see family. We said "we're going down home". We didn't plan an itinerary, we didn't choose cities, we didn't book a hotel. And the day the grandparents are no longer there, the destination doesn't disappear — it simply loses its reason to exist.
Eydenn was born out of that gap. And it is for that gap that I'll be at IFTM this week.
What is at stake
IFTM is the 48th edition of the only French trade show devoted entirely to tourism. Three days, 1,700 brands, around 200 destinations, more than 30,000 professionals. This year's theme is "the value of travel": no longer simply showcasing destinations, but demonstrating what tourism concretely produces for territories and their people.
Africa has its own zone, which organisers say will be expanded this year, with new destinations including Côte d'Ivoire. The Africa Convention holds its third edition on Wednesday and Thursday.
On paper, everything is fine. The continent is there, it shows itself, it tells its story.
What I am going to look for
One question, mainly. African destinations exhibit. The buyers, overwhelmingly, are European.
This is precisely the subject we explore in the September issue, on culture and on capital: producing is not enough if you don't control the channels of distribution. A film that finds no circuit never meets its audience. A destination that finds no platform receives no travellers.
Tourism obeys the same rule. You can have the finest properties on the continent and many are remarkable and still be invisible online, or lost inside platforms that know neither your cities, nor your seasons, nor your codes.
A show like IFTM makes that mechanism visible. You see who exhibits and who buys. Who presents an offer, and who decides to sell it.
Why go
Because decisions are made in the aisles, not in press releases. Because a tourism board, a ground operator and a hotel group get further in three days than in three months of emails. And because the African middle class is travelling more and more, across its own continent, slowly shifting the sector's centre of gravity.
The future of African tourism will not be decided on the quality of the welcome alone. It will be decided on the question of who owns the front door.
That is what I'll be watching this week. I'll tell you what I find.
StephanieS
Sources IFTM official website : 48th edition, 15–17 September 2026, Paris Expo Porte de Versailles, Hall 1 IFTM press room : Africa Convention, third edition; Africa zone exhibitors Voyages d'Affaires : 2026 edition targets, expanded Africa and Europe zones La Revue des Hôtels : practical information, 2026 programme and new formats